Et il attaqua.
C'était un jour comme les autres
qui allait se transformer en cauchemard...
Ce matin là, je m'étais levée avec une curieuse et inexpliquable sensation de malaise. Je m'étais douchée sans que ça passe puis j'étais partie au lycée.
La journée fut d'une banalité affligeante, les heures de cour s'étandaient à n'en plus finir, morne comme un long hivers, égayées seulement par quelques bavardages avec ma Nana (Selena!)
Enfin bref, tout ça pour vous dire que je rentrais (enfin!) chez moi avec Nana à 17h 30.
Je me rendis tout de suite compte que quelque chose clochait. Je ne mis le doigt deçus que quand je me retrouvai face à ma mère.
Elle était
là, voilà ce qui clochait... Elle était sencée être au travail!
Moi(inquiète): Qu'est-ce qu'il se passe m'man? Y a encore un problème c'est ça?
Le "encore" dans ma bouche avait une consonance résigée, limite blasée... Mais je ne savais pas encore ce qui m'attendait.
Maman(radieuse): Non pas du tout ma chérie! Si tu savais comme je suis heureuse!
Moi(surprise): Heureuse?... Mais... Pourquoi?! Et d'abord qu'est-ce que tu fais là?... Je veux dire tu devrais être au boulot nan? Ton patron va pas s'énerver?
Maman: Je n'ai plus besoin d'aller au travail chaton!
Moi(ironique): Mais oui bien sûr maman... Maintenant tu vas t'asseoir bien sagement et me dire ce que tu as fumé...
Maman(riant): Oh, tu es toujours aussi drôle ma chérie!
Moi(haussant les sourcils de plus en plus surprise): Ok on se calme là, c'est quoi cette histoire comme quoi t'as plus besoin de travailler? T'as pas recommencer à boire quand même!
Maman: Ah non ma chérie, plus jamais... Pas avec Robby.
Moi: Pardon?
Maman: Assied toi, j'ai quelque chose d'important à t'anoncer...
Je m'assis sur le canapé avec une curieuse apréhension, comme si je savais déjà que e n'allais pas partager le bonheur de ma mère...
Maman: Je vais me marier.
Moi(criant): QUOI!
Maman(parlant très vite): Ja fréquente un autre homme depuis trois mois, il est absolument génial, m'a redonné confiance aux hommes, je l'aime de tout mon coeur, il a quatre fils et à aussi divorcer il y a peu. On a panser nos plaies ensemble, tout c'est fait très vite. Il m'a demandé en mariage aujourd'hui, j'étais folle de joie et j'ai accepté, on se mariera ce week-end puis on ira toute les deux vivre chez lui et ses fils.
Moi(éberluée, tentant d'enregistrer les informations): P... Pardon? Tu vas te marier? Non, c'est une blague! Pas maintenant, pas si tôt après p'pa... Tu l'as oublié, il a si peu représenter pour toi? Je te rapelle qu'il t'a laissé une fille! Je suis peut-être un fardaut mais tu dois te soucier de mes sentiments!
Maman(soupirant): Je me doutais que tu réagirais comme ça... Mais tu n'es pas un fardaut...
Moi(ironique): Oh merci, c'est trop d'honneur! Mais je refuse tu m'entends, je refuse d'avoir un beau père et 4 stupides demi frères!
Maman(commençant à s'énerver): Je ne te demande pas ton avis! J'aime cet homme et je vais l'épousé (sa voix s'adoussissant) Tu verras, tu aprendras à l'aimer... Tu sais, moi aussi j'ai droit au bonheur.
Moi(hurlant les larmes aux yeux): Bien sûr tu as droit au bonheur... Mais mon bonheur à moi quelqu'un y pense?!
Maman(d'une voix ferme): Tu seras heureuse...
Moi(la coupant): Bien sûr continue de parler au futur, de te réfugier dans des promesses pour ne pas m'affronter! Je te rapelles que sans moi tu ne serais qu'une loque à l'heure qu'il est!
Maman(franchemment furieuse cette foi): Cesse tout de suite tes insolences Demetria!
Ouïlle, elle ne m'apelle par mon nom complet que quand elle est vraiment en rogne... Mais je m'en fiche, je suis trop révoltée. A présent je suis débout, façe à elle, tremblante de rage, luttant contre les larmes et la vague de sentiments qui me submerge. Je fais sa taille, mes yeux sont plongés dans les siens. Il n'y a plus ni mère ni fille dans notre salon à présent... Seulement deux femmes malheureuses et rebelles. Rivales.
Maman: Arrête ça Demi... Tu sais bien que c'est de la comédie. D'avance ton esprit te dit que cela se fera et que tu n'y peux rien. C'est ta fatalité, mon bonheur, le destin. Tu t'u habitueras mais tu sais que tu ne peux pas lutter. Ton combat est perdu d'avance.
Elle avait prononcer ça d'une voix calme, sans aucune menace. Presque comme une profécie mais en fait, et je le savais bien, c'était l'énoncé d'une réalité, le schéma de ma vie. Et je savais qu'elle avait raison. Soudain épuisée, je me laissai tombé sur le fauteuil, ne retenant plus mes larmes.
Maman(un peu soulagée me prenant dans ses bras): Ne pleure pas Demi... Je t'aime... Tu verras, tout va s'arrager. Tu aimera Robby, Kévin, Joe, Nick et Frankie...
Je voulais la repoussée. Je n'avais que faire de ses promesses creuses. Je voulais consumer seule mon amertume. Son étreinte était comme un poid sur mes épaules, le poid de la trahison. Mais je n'avais même plus la force de faire un geste de recul, de vengeance envers maman... La seule chose que je pouvais encore faire était de sanglotter dans ses bras sans pouvoir aligner deux pensées cohérentes.
Soudain, frappée d'horreur, je me figeai dans mes pleurs... Je venais de mettre le doigt sur le plus terrible de la situation, ce sur quoi maman ne c'était pas attardée.
Et là, sachant que j'allais souffrir, je me redressais et me dégageai de l'étreinte de ma mère.
Moi(d'une voix froide, adulte): T'as dis qu'on allait déménager. Je vais quitter le lycée, la maison, le quartier, peut-être même la ville... Selena... N'est-ce pas? Ne me ment pas.
Maman(baissant les yeux gênée): Ce sera mieu pour tout le monde, cette ville évoque trop de souvenir. Pour le lycée tu iras au pensionat des fils de Robby... Je sais que tu vas t'y plaire. C'était une pension militaire, elle s'est ouvert au filles très resamment... C'est un signe.
Elle était pitoyable. Se réfigiant dans des constatation stupides, vides de sens. Je m'attardai à peine sur l'horreur du pensionnat militaire. Toute ma vie défila devant moi et je compris que je n'allais pas tourner une page mais un chapitre entier. J'allais caremment recommenser une vie ailleur. Loint de tout ce que je connaissais. Loint de Selena... Selena. Allais-je survivre sans elle? La revérais-je un jour?
Je sentis une boule brulante et douloureuse monter dans ma gorge. Je la laissai éclaté sans honte. Je ne pleurai plus, j'étais littéralement convulsée de larmes. Mon corps s'agitait tout seul. Ma mère fit un geste de réconfort vers moi Mais je la repoussai brutalement, laissant enfin éclater toute la rage et la rebellion qui grondait en moi depuis trois mois. Déverser des horreurs aurait du paraître réconfortant mais rien n'y faisait. Plus je parlais plus je me sentais minable et m'enfonçais. Pourtant je continuais sans pouvoir m'en empêcher, comme si j'avais envie de souffrir le plus posible. Comme si j'avais gaspillé trop de bonheur dans ma vie et que, en l'espace de quelque moi, la vie avait décider de tout reprendre. Pourquoi certaines choses arrivent? Nul ne le sait. La seule chose qu'on peut faire c'est subir, subir et subir encore. Toujours réagir, jamais agir. J'avais l'impresion de ne plus contrôler ma vie depuis quelques moi. Elle échappait à mon contrôle, tout dérapait. Un marionettiste fou avait prit les commandes, tirait les ficelles et moi j'étais sencée me débattre. Mais je ne pouvais plus, c'était trop. Privée de Selena je n'avais plus de force. Pourtant je continuai à crier. L'écos de mes patétiques hurlements, de ma voix éraillée et de mes pleurs pitoyables résonnaient dans la maison de manière morbide. Et maman ne réagissai pas, elle écoutait, inerte, comme si son esprit n'était plus au prêt de sa fille mais déjà avec son Robby, loint de tout soucis.
Moi: ... P*tain mais t'es qu'une sale égoïste! Pendant tout ce temps tu m'avais promis que tu ne me ferais jamai souffrir. En fait tu t'en fout de moi comme tu t'en foutais de papa! On est rien pour toi la seule chose qui compte c'est TOI! Quand tu t'enfonçais dans l'alcool tu pensais qu'à ton petit malheur. Quand tu t'es relevée c'était pas pour moi mais pour TOI et maintenant ça continue! Pour toi les gens ne sont que des objets qu'on peut placer à sa guise là où ils dérange le moins... Mais tu ne peux pas faire ça! C'est horrible! M'arracher de mes racines, de tous mes repères, de ma meilleure amie... Tu sais bien que je ne suis rien sans elle! Je ne peux pas... Je ne veux pas... Je ne peux pas... Je ne... Je...
Ma voix se brisa et je m'effondrai en sanglot sur le sol avait de me relever brutalement et de courrir me réfugier dans ma chambre qui ne le serait bientôt plus.
Je m'effondrais sur mon lit froid, comme si il savait déjà que je ne serais bientôt plus là. Bizarrement, ma chambre ne m'avait jamais parut aussi acceuillante et c'est alors que je compris à quel point tout allait me manquer... Mes meubles, mes repères, le verger qu'on apercevait par la grende fenêtre aux rideaux mauves, l'encoche dans le mur, la moquette pelucheuse, tous les posters, photos et pochettes d'albums que j'avais accumulé depuis des années... Je savais d'avance que je ne pourrais rien emporter... De toute façon à quoi bon, à quoi bon me réfugier dans des souvenirs éphémères qui n'auront bientôt plus aucun sens?
Je me remis à sangloter sur mon oreiller déjà trempé.
Je saisis mon I-phone pour apeller Selena... Puis je me ravisai : Ce serait pire d'entendre ses larmes se mêler aux miennes... Autant remettre cette échéance au plus tard.
Furieuse contre tout je lançai mon I-phne de toute mes forces. Il s'éclata contre le mur et se brisa. Plus rien n'avait d'importance. Je me levai et me mis à dévaster ma chambre... Mais ce fut pire.
Alors, à bout, je m'étendis sur mon lit et m'endormit, d'un sommeil horrible et peuplé de cauchemard. Comme ma vie.
#___Fin Du Chapitre___#
J' avoue c'est triste mais ça finira par s'arranger!
En tout cas, j'espère vraiment que ça vous plait toujours autant!
Enfin c'est à vous de me le dire =)
Voilà... 4 cOm"z pOur cOntinuer à être prévenu(e)
100 cOm"z pOur la suite!
BsX!!
Jvous aime!
Alyssa_x3